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L’Artisan du Veau d’Or : Histoire et Conséquences pour les enfants d’Israël
L'Artisan du Veau d'Or a marqué l'histoire des enfants d''Israël par ses conséquences dramatiques. Explorez son récit, la réaction de Moïse et la repentance du peuple.
Le Samiri : Artisan du Veau d’Or
Après que Moïse (que la paix soit sur lui) soit parti pour rencontrer Dieu à l’heure fixée, un homme nommé le Samiri est venu auprès des fils d’Israël et les a détournés de leur religion. Cet homme, qui avait quitté l’Égypte avec les fils d’Israël sans être l’un des leurs, venait d’un peuple qui adorait les veaux. Il a donc séduit les fils d’Israël pour les détourner de l’adoration de Dieu, en embellissant pour eux le culte du veau. Il a fabriqué une statue en forme de veau avec de l’or et des bijoux qu’il leur avait demandés et qu’ils avaient emportés avec eux depuis l’Égypte. Ce veau produisait un son semblable à un mugissement lorsque le vent soufflait à l’intérieur de lui et atteignait son intérieur. Sous l’influence du Samiri, les fils d’Israël ont renié leur religion et se sont mis à adorer le veau doré qu’il avait fabriqué.L’Artisan du Veau d’Or : Histoire et Conséquences
Le personnage connu sous le nom de Samiri, également appelé Mikha, ou Moïse ben Zufar par certains récits, fut l’artisan du célèbre Veau d’Or. Il appartenait à la tribu des Samérites, une sous-groupe des Israélites, et exerçait la profession de bijoutier. Vivant parmi des peuples qui vénéraient les veaux comme idoles, le Samiri avait emménagé avec les enfants d’Israël après leur délivrance des griffes de Pharaon. Durant leur périple, les Israélites tombèrent sur une tribu adorant des idoles, et certains d’entre eux demandèrent à Moïse (paix sur lui) de leur donner une divinité similaire, comme le mentionne le verset :« Et Nous avons fait traverser la mer aux enfants d’Israël. Ils passèrent alors près d’un peuple attaché à ses idoles et dirent : «Ô Moïse, fais-nous un dieu comme ils ont des dieux.» Il dit : «Vous êtes des gens ignorants.» » (Sourate 7:138).Le Samiri se remémora alors avoir aperçu l’archange Gabriel (paix sur lui) à la tête des armées de Pharaon lorsqu’elles furent englouties par la mer. Gabriel était monté sur un cheval et l’une de ses empreintes fut observée par le Samiri qui en préleva une portion. Il rassembla ensuite de l’or et des bijoux des Israélites, les fit fondre, et y ajouta cette terre prélevée pour former un veau en métal doré. Il convainquit ensuite les enfants d’Israël de vénérer cette idole, les écartant ainsi de la voie prescrite, et les plongeant dans une grande épreuve de foi.
La Réaction de Moïse face à l’Adoration du Veau d’Or
Lorsque Moïse (Moussa) – paix sur lui – revint de sa rencontre avec son Seigneur, il découvrit son peuple adorant le veau. Saisi d’une colère intense, il les réprimanda sévèrement pour leur comportement pendant son absence. Moïse blâma également son frère Aaron – paix sur lui – pour ne pas avoir empêché les Israélites de tomber dans l’idolâtrie. Ensuite, il menaça Samiri de châtiments dans cette vie et dans l’au-delà, avant de jeter le veau dans la mer, ordonnant à son peuple de vénérer Allah, le seul et unique Dieu sans associé. Allah – exalté soit-Il – mentionne cet épisode dans plusieurs versets, y compris celui-ci:« (Allah dit Nous avons éprouvé ton peuple après ton départ, et le Samiri les a égarés. Moïse retourna donc vers son peuple, fâché et affligé. Il dit : Ô mon peuple, votre Seigneur ne vous avait-Il pas fait une belle promesse ? L’accord a-t-il donc été trop long pour vous ? Ou avez-vous voulu que le courroux de votre Seigneur s’abatte sur vous en rompant votre promesse envers moi ? »** (Sourate Ta-Ha, 20:85-86)Par ailleurs, Allah – exalté soit-Il – relate l’exhortation d’Aaron à son peuple, bien qu’ils soient restés obstinés dans leur adoration du veau jusqu’au retour de Moïse. Après avoir brûlé le veau et l’avoir jeté dans la mer, Moïse déclara à son peuple que ce qu’ils adoraient n’était pas leur Dieu. Il précisa que seul Allah – exalté soit-Il – mérite leur adoration car Il est le Dieu de vérité, Connaisseur de toutes choses, et ne laisse échapper aucune particule dans les cieux et sur la terre. Allah – exalté soit-Il – le mentionne dans le Coran :
« En vérité, votre Dieu est Allah, en dehors de qui il n’est point de divinité. Sa science embrasse toute chose. »** (Sourate Ta-Ha, 20:98)
La Repentance des Enfants d’Israël après l’Adoration du Veau d’Or
Après que les Enfants d’Israël eurent reconnu leurs erreurs, leur prophète Moïse (la paix soit sur lui) leur demanda de sélectionner soixante-dix hommes parmi les meilleurs d’entre eux et les exhorta à se tourner vers Allah pour demander pardon pour leurs actions. Il leur ordonna également de jeûner et de purifier leurs vêtements. Moïse (la paix soit sur lui) les emmena alors au mont Sinaï à une date fixée par son Seigneur. Quand Moïse (la paix soit sur lui) s’entretint avec son Seigneur, les gens demandèrent à entendre la voix d’Allah. Ils furent enveloppés dans un nuage et se prosternèrent, écoutant Moïse parler avec son Seigneur. Ils demandèrent ensuite à voir Allah, ce qui provoqua une foudre qui les frappa et les tua tous. Moïse implora Allah (Exalté soit-Il) et leurs esprits leur furent rendus, mais Allah ne les accepta qu’à la condition qu’ils sacrifient leurs vies. Ce grave épisode est mentionné dans le Coran :« Et quand Moïse dit à son peuple : Ô mon peuple, vous vous êtes fait du tort en prenant le Veau pour idole. Revenez donc à votre Créateur et tuez vos propres personnes. Cela sera meilleur pour vous auprès de votre Créateur.» (Sourate Al-Baqarah, 2:54).Les exégètes pensent que cet acte de sacrifice a eu lieu avant que le pardon divin ne soit accordé, car Allah mentionne ensuite qu’Il accepta leur repentir, et l’ordre de se tuer fut abrogé par miséricorde divine.
Questions fréquentes sur les Enfants d’Israël
Pourquoi les appelle-t-on « les Enfants d’Israël » ?
L’expression arabe Banû Isrâ’îl signifie littéralement « les fils » ou, plus largement, « les descendants d’Israël ». Dans le tafsîr sunnite, Israël est identifié au prophète Yaʿqûb (Jacob) عليه السلام. Les « Enfants d’Israël » désignent donc les descendants de Yaʿqûb.Qui est Israël dans le Coran ?
Israël est un autre nom du prophète Yaʿqûb عليه السلام. Ibn Kathîr rapporte, dans son commentaire d’Al-Baqara 2:40, une tradition d’Ibn ʿAbbâs selon laquelle le Prophète ﷺ demanda à un groupe de Juifs s’ils savaient qu’Israël était Yaʿqûb, ce qu’ils confirmèrent. Yaʿqûb est le fils d’Isḥâq, lui-même fils du prophète Ibrâhîm عليهم السلام.Que signifie le nom « Israël » ?
Ibn Kathîr rapporte d’Ibn ʿAbbâs que le nom « Israël » signifie « serviteur d’Allah ». Cette explication appartient au tafsîr transmis ; le Coran lui-même utilise le nom Israël sans en donner directement l’étymologie dans un verset.Yaʿqûb et Israël sont-ils donc la même personne ?
Oui. Dans la tradition exégétique sunnite, Israël est le prophète Yaʿqûb عليه السلام. C’est pourquoi les expressions « descendants de Yaʿqûb » et « Enfants d’Israël » renvoient à la même lignée.Qui sont les parents et les grands-parents de Yaʿqûb ?
Yaʿqûb عليه السلام est le fils du prophète Isḥâq عليه السلام et le petit-fils du prophète Ibrâhîm عليه السلام. Il appartient donc à une lignée prophétique importante dans le Coran.Yûsuf (Joseph) faisait-il partie des Enfants d’Israël ?
Oui. Yûsuf عليه السلام est l’un des fils de Yaʿqûb عليه السلام. Il appartient donc lui-même aux Enfants d’Israël. Le récit de Yûsuf et de sa famille occupe l’essentiel de la sourate Yûsuf.Mûsâ (Moïse) faisait-il partie des Enfants d’Israël ?
Oui. Mûsâ عليه السلام est un prophète envoyé aux Enfants d’Israël et il appartient lui-même à cette communauté. Dans le récit de l’Exode, il demande à Pharaon de laisser partir les Enfants d’Israël et les conduit hors de leur oppression.Pourquoi le Coran parle-t-il si souvent des Enfants d’Israël ?
Leur histoire occupe une place importante parce qu’Allah leur accorda de nombreux bienfaits, envoya parmi eux de nombreux prophètes et révéla des Écritures. Le Coran rappelle à la fois ces faveurs, les actes d’obéissance de certains d’entre eux et les désobéissances commises par d’autres. Il faut donc éviter de transformer chaque passage concernant les Enfants d’Israël en jugement indistinct porté sur tous leurs descendants.Tous les Enfants d’Israël ont-ils adoré le veau d’or ?
Non. Le Coran montre notamment que Hârûn عليه السلام tenta de détourner le peuple de cette idolâtrie et leur rappela que leur Seigneur était Allah. Il est donc plus exact d’écrire qu’une partie des Enfants d’Israël suivit as-Sâmirî dans l’adoration du veau, plutôt que d’affirmer que l’ensemble du peuple l’adora.Les « Enfants d’Israël » du Coran désignent-ils l’État moderne d’Israël ?
Non. Dans les récits coraniques, l’expression Banû Isrâ’îl désigne d’abord la descendance de Yaʿqûb, appelé Israël. Il s’agit d’une désignation généalogique et religieuse ancienne. Elle ne doit pas être confondue automatiquement avec l’État moderne portant aujourd’hui le nom d’Israël.« Enfants d’Israël » et « Juifs » veulent-ils toujours dire exactement la même chose ?
Pas nécessairement dans tous les contextes. « Enfants d’Israël » désigne à l’origine la descendance de Yaʿqûb عليه السلام. Le terme « Juifs » peut, selon le contexte historique ou coranique, désigner une appartenance religieuse ou communautaire plus particulière. Il faut donc respecter le terme utilisé dans chaque verset au lieu de remplacer systématiquement l’un par l’autre.Pourquoi cette précision est-elle importante dans l’histoire du veau d’or ?
Parce qu’elle permet de comprendre que l’épisode concerne une communauté issue de la descendance d’un prophète, Yaʿqûb عليه السلام, et ayant elle-même connu de nombreux prophètes. Le récit montre ainsi qu’une ascendance prestigieuse ou le fait d’avoir été témoin de grands signes ne protège pas automatiquement une personne de l’égarement : la responsabilité religieuse reste individuelle.
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